Déc 102014
 

Contre le scandale du Center Parcs de la forêt des Chambaran à Roybon

Ce Grand Projet Inutile Imposé (GPII) est une caricature de toutes les aberrations possibles :

  • destruction de 110 ha de zones humides précieuses pour l’alimentation en eau potable de la région
  • mise en péril localement de 37 espèces protégées
  • impact sur des rivières classées en réservoir biologique
  • privatisation de biens communs publics d’usage libre et collectif
  • gaspillage d’argent public et subventions (sans doute illégales au regard des lois sur l’eau défendues par l’Europe et des règles sur la concurrence auxquelles est attachée l’Europe) en faveur de Pierre et Vacances
  • mensonges des élus
  • désinformation politique sous couvert de développement durable et de création d’emplois
  • profits à court terme réalisés au détriment de petits investisseurs et grâce à une niche fiscale illégitime
  • etc.

Ce projet Center Parcs à Roybon ne tient pas compte de l’avis négatif de l’enquête publique, du CNPN et de l’ONEMA, ni des recours déposés par des associations, FRAPNA Région, Fédération de Pêche Drôme, PCSCP, etc…

- Rejoignez-nous dans la dénonciation de ce scandale écologique, politique et économique. Agissons ensemble pour préserver nos biens communs et l’avenir de nos enfants contre ce projet immobilier industriel destructeur et coûteux.
Après la ferme des 1000 vaches, ce serait une ville Center Parcs de 1000 COTTAGES !

  2 commentaires à “Contre le scandale du Center Parcs à Roybon”

  1. Quel argent ce projet va-t-il coûter au contribuable ? (chiffres facilement disponibles sur le site officiel de la commune de Roybon : http://roybon.fr).
    – Le Conseil Général de l’Isère participera pour 7 millions d’euros aux travaux. Cette somme sera consacrée à la construction des accès au site et aux parkings.
    – Le Conseil Général de l’Isère subventionnera pour 7 millions d’euros les acheteurs des mini-habitations (7 000 € par habitation).
    – La Région subventionnera également pour 7 millions d’euros.
    – La communauté de communes Bièvre-Chambaran participera pour 7 millions d’euros aux travaux.
    – La Commune de Roybon financera à hauteur de 4 millions d’euros.
    – Le Syndicat Intercommunal des Eaux de la Galaure a prévu de verser 5,4 millions d’euros pour les travaux.
    Tout ceci est appelé « aides à l’intégration du Center-Parcs par les Collectivités » : soit un total d’environ 37 millions d’euros d’argent public. Pour vous donner une idée des proportions, le budget consacré à la santé publique pour toute une année dans le département de l’Isère en 2013 est de trois millions d’euros et le budget de la culture de 18 millions. Le projet commercial « Center Parcs du Domaine de la forêt de Chambaran » représente donc presque quarante fois le budget consacré à l’accès au soin pour tous, ainsi que le double du budget réservé aux activités et événements culturels du département…
    Les services de communication du département nous assurent qu’il s’agit néanmoins d’investissements rentables. Ils ne nous précisent cependant pas que le département mettra environ douze années pour seulement se rembourser lesdits investissements ; douze années avant de faire le moindre profit économique.

    Quel prix a pour l’instant payé l’entreprise Pierre et Vacances pour avoir la chance de réaliser son projet commercial ?
    Le maire de Roybon a signé la vente de 200 hectares à l’entreprise Pierre & Vacances. L’entreprise a d’abord acheté les terrains à des prix qui relèvent du terrain non constructible (0,30 euros le m2). Certains de nos élus politiques ont ensuite modifié le caractère légal et administratif de ces terres pour les rendre légalement constructibles, ce qui leur donne alors une valeur de 18 euros le m². Combien d’entre nous peuvent rêver d’acheter un terrain constructible à 30 centimes le mètre carré ? En fonction de ce tarif, une famille pourrait enfin se sentir chez elle sur mille mètres de terrain pour un prix de 300 euros ! Dans cette opération fiscale, ce sont 35 millions d’euros supplémentaires que la mairie de Roybon offre à la multinationale Pierre et Vacances.

    Cependant, les pouvoirs publics affirment que tout cela sera contrebalancé par de nombreuses opportunités d’emploi.
    Il se trouve en réalité qu’une grande partie des 700 emplois proposés seront rémunérés 240 euros par mois pour neuf heures de travail par semaine. La moitié des emplois seront du nettoyage, avec un temps moyen de moins de douze heures par semaine (370 €/mois, d’après le Commissariat général à l’investissement). Ces possibilités d’emplois sont-elles profitables pour nous, citoyens qui avons besoin de subsister dignement ? Au moins M. Serge Perraud, le maire de Roybon, est-il honnête sur ce point, à sa manière : « C’est une formidable opportunité pour les chefs d’entreprises, je suis surtout content pour eux » nous prévient-il.

  2. Je me permets de faire résonner ici l’alarme d’un autre internaute (entre autres personnes, mais lui l’exprime clairement) :

     » Center Parcs des Chambaran : le Préfet de l’Isère s’assoit sur la règlementation et bafoue la démocratie !

    Les conclusions de la commission d’enquête publique « loi sur l’eau » pour l’implantation d’un Center Parcs à Roybon (Isère) dans le massif des Chambaran sont sans appel : absence de délimitation et de caractérisation de la zone humide, sous-évaluation de la surface détruite et impactée, insuffisance des mesures compensatoires, risques de crues et d’érosion, évaluation d’incidence déficiente, incompatibilité avec le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (voir article dans les épines drômoises de cet automne)… Malgré cela, dans un arrêté du 3 octobre, le Préfet de l’Isère vient de décider d’autoriser la société Pierre et Vacances à réaliser son projet.

    La FRAPNA Drôme constate que des entreprises peuvent détruire l’environnement, et dissimuler leur spéculation avec la promesse d’hypothétiques créations d’emplois.

    La Loi française représentait pourtant encore un rempart contre ces exactions, mais ce n’est plus le cas !

    Dans les Chambaran, un nouveau pas a été franchi. Par son arrêté qui ignore les résultats de l’enquête publique, le représentant de la République dans le département de l’Isère s’assoit sur la règlementation française et sur l’expression démocratique des citoyens. Qui lui donne ce pouvoir ? Les spéculateurs dirigent-ils désormais notre pays ? « 

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