Mar 182013
 

 

La dernière livraison de la revue Mouvements est entièrement consacrée à la question d »un revenu pour exister (et non pas « un revenu parce que l’on existe »).

A lire tout particulièrement :

  • deux contributions de Michel Lepesant, l’une sur revenu inconditionnel (RI) et revenu maximum acceptable, l’autre sur RI et monnaie locale complémentaire (MLC).
  • Un entretien avec Robert Castel, Par Baptiste Mylondo (MOC) et Simon Cottin-Marx : quand une conception très « travailliste » est poussée dans ses retranchements par des interrogateurs cohérents : http://www.mouvements.info/Entretien-avec-Robert-Castel.html

 

Pas de revenu inconditionnel sans revenu maximum acceptable

Droit au travail, efficacité économique, principe de justice, droit de propriété, participation à la création de richesses sont les principales justifications avancées dans les variantes du revenu inconditionnel (RI). Parmi celles-là, lesquelles pourraient convenir pour lier cette « belle revendication » du RI à celle d’un revenu maximum (d’un montant) acceptable (RMA) ? Comment RI et RMA, comme plancher et plafond d’un « espace écologique des revenus », forment-ils les deux conditions nécessaires pour une décroissance des inégalités, au cœur d’une société redevenue « commune », d’une société redéfinie comme « bien commun » ?

Considérer ensemble revenu inconditionnel et monnaie locale

Le versement d’une part du revenu inconditionnel (RI) en monnaie locale complémentaire (MLC) suffit-il à éviter les pièges de la monétarisation et de la désocialisation que courrait le RI ? Peut-être, à condition de ne pas tomber dans le piège symétrique d’une illimitation de la gratuité, à condition de ne pas jeter le bébé de la monnaie avec l’eau de l’argent. À condition de cadrer toute démarche de transformation sociale dans un espace écologique (défini par un plancher et un plafond). Ce qui est le cas pour le RI (qui est le plancher d’un espace écologique des revenus dont le plafond est le revenu maximum acceptable) ; ce qui est le cas pour une MLC qui s’inscrit entre le plancher du gratuit et le plafond de la chrématistique. À ces conditions, RI et MLC se renforceraient mutuellement : le versement d’une part du RI en MLC permettrait immédiatement à un projet de MLC d’atteindre la taille critique et transférerait au RI toutes les dimensions éthiques d’une MLC.

Les articles complets sont disponibles sur le portail Cairn.info.

  5 commentaires à “Un revenu pour exister”

  1. Les Allemands ont déjà bien travaillé le sujet avec « Le Revenu de Base  » qui est d’une grande limpidité.
    Chacun comprend aujourd’hui qu’il faut sortir tous les produits de première nécessité ( logement-chauffage, alimentation,santé de la sphère marchande . Le prix de la vie ne doit pas ètre déterminé par les spéculateurs !
    Se loger, se chauffer, manger, se soigner, ce n’est pas du luxe ! c’est la condition sinéquanone de la survie. Et le fait que dans nos pays dits « riches », de plus en plus de personnes soient concernées par la misère alors qu’on n’a jamais produit autant de biens dans tous ces domaines vitaux et ce avec de moins en moins de main d’oeuvre, tout en gaspillant en même temps des quantités énormes de toute sorte !
    On va bientôt partager le sort des millions d’ètres humains qu’on a laissé crever pendant des décennies en nous gavant et en détruisant la planête .
    INDIGNONS NOUS !

  2. Le Revenu d’ existence est une fausse bonne idée ….Elle participe a la dynamique globalisatrice qui a induit le modèle actuel….Les retroactions correctives des dérives d’ un groupe doivent se faire au plus pres des cellules de base.( couple /famille /village-tribu …) et non a des niveaux plus élevés ,solution intuitive perverse que la « Raison » tend a promouvoir. C’est le concept de subsidiarité descendente …..L’ auto-organisation ( Prigogine) des systèmes complexes , gage de stabilité ( Attracteurs de la th.du Chaos).
    L’ auteur de la « puissance des Pauvres » dont le nom m’ échappe montre bien que la misere c’est le pauvre a qui on a enlevé son moyen de subsistance ……..Mais ce moyen ne peut /doit pas etre remplacé par de l’ argent …..c’est son lopin de terre , son mulet et sa maison ….
    Si la modernité impose un autre modèle de  » moyen de subsistance » , ce pourrait etre un toit inaliénable , un outil de travail non monnayable ( atelier , outil , ou jardin de subsistance), 10A au compteur et qqs m3 d’eau gratuites …en aucun cas de la monnaie .

    • @ kercoz

      Vous avez surtout une « fausse bonne » connaissance de ce que nous proposons sous le nom de « revenu inconditionnel ».
      Dans ce que nous proposons :
      – il y a une part en gratuités (pour le logement, pour l’eau, pour l’énergie…).
      – il y a une part en monnaie locale : car nous ne confondons pas, comme vous le faites, l’argent et la monnaie.
      – il y a aussi une part en « monnaie commune » (que nous ne confondons pas avec une « monnaie unique », et que nous envisageons même « fondante ») ; car même si nous privilégions les solutions « à taille humaine », nous savons aussi que pour des questions de justice (et donc de péréquation entre des territoires), il peut y avoir besoin de « communs »

      Nous n’oublions pas non plus de nous référer à Majid Rahnema et à faire la distinction entre « pauvreté » et « misère ».

      • Merci de votre réponse .
        Un autre point me gène dans le concept de « revenu d’ existence » tel qu’ il est perçu sur d’autres sites : Le fait que la rétroaction qu’il sollicite est une boucle longue , etatique , au mieux régionale …..Ces rétroaction , a mon sens , ( appuyé sur les concepts de « Face » et d’ interactions , eux memes appuyés sur l’ affect) ne fonctionnent que dans un groupe restreint a tendance exclusif ( difficile de changer de pseudo ou de quartier) …..en gros il nécessite l’ aliénation du groupe restreint …en partant du principe qu’on ne peut quitter une aliénation …que pour une autre ( flic dans la tete …ou dans un car de CRS).
        La solution centralisée actuelle apportera du grain a moudre ( ainsi que de l’ eau au moulin) du blaireau moyen qui constate que les allocations actuelles comme en espagne soutiennent 25 % d’ oisifs …qui sont mouris par des sans papiers sous payés …

  3. Je me permets d’ exposer une petite thèse perso sur le « Bien Commun » , un essais archeo-économie.
    ( pour vous éviter la littérature ,juste la table des matières):

    – D’ abord …d’ abord il y a l’ ainée …qu’est salle comme un peigne …etc : L’ agressivité intra-spécifique ( entre individus de meme espece)…….instinct donc genetique principal de survie-selection.. ( K.Lorenz /L’ agression)
    – Une espece obligée de se socialiser
    -spécialisée ds la non spécialisation ( nulle au 100 m mais performante au triathlon ..)
    – nidipare ( en opposition a nidifuge) …reste au nid longtemps , protègé par le groupe …joue beaucoup et donc développe la cognition …
    – Pour se Socialiser , obligation d’ inhiber l’ agressivité intra-spé …Logique .
    – Cette inhibition se fait par des « RITES » au sens de Goffman et LORENZ ( Voire Bourdieu)….Rituels inconscients faisant passer l’ individu en  » conduite automatique » lors de situations qui devraient etre conflictuelles


    – Le but de la Socialisation est le premier « Gain de productivité » résultant du nombre , sur les proies et la sécurisation ( force et procédures ). ( Nota , cette socialisation est le vrai « contrat social « , valable pour toute espece socialisée : échange agressivité contre protection du groupe, physique et alimentaire …l’ arnaque actuelle est de demander un travail supplémentaire pour un bien acquis …….L’ etat Providence est un PLEONASME .)
    – S i le contrat est rompu par une des parties ( protection) , il est normal de récupérer l’ agressivité …

    – Ce premier « gain de productivité » entraine tres peu de spécialisation …mais dégage , outre une sécurisation alimentaire et physique , un « temps libéré » ………Temps libéré réinvestit en productions  » Culturelles » dont le seul but est de renforcer la structuration du groupe . …..

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