Avr 092011
 

FUKUSHIMA ET LE DEBUT DE LA FIN DU CAPITALISME DANS L’OBSOLESCENCE DE L’HOMME

Arrêtez un moment l’ergothérapie quotidienne qui s’ajoute au bien-être de pacotille octroyé en aumône aux domestiques de l’économisme.

Oubliez pendant une seconde le temps-argent, le travail, le salaire, la pauvreté, la richesse, la réussite, l’échec, le progrès et la démocratie ochlocratique.

La barbarie nouvelle est arrivée. Rendons-nous compte que nous sommes dans une tragédie immense dont les limites ne sont pas prévisibles, pendant que tout le reste continue comme s’il ne se passait rien ou presque.

Pendant Fukushima nous vivons déjà sur une autre planète et la suite plane, annoncée dans l’air et dans les océans par des millions de doses radioactives différemment actives pendant des jours, des mois, des années ou des millénaires.

Le Japon est désormais un mouroir et le reste du monde attend de savoir, impuissant, jusqu’où et avec quelle gravité la peste nucléaire s’apprête à frapper. Car il est certain qu’elle est déjà au travail.

Si un après-Fukushima est possible, il ne pourra pas être nucléaire ni, a fortiori, capitaliste. Toute action en ce sens sera désormais soutenue par le droit de l’homme le plus basique, celui du droit à la survie qui implique la fermeture immédiate de toutes les centrales nucléaires comme premier pas vers la fin d’une économie politique dont le cynisme a sombré dans la folie.

Les crimes contre l’humanité du nucléaire civil ne pourront pas passer sans une dénonciation des immenses responsabilités qui sont visibles et peuvent être documentées, afin que la folie nucléariste soit empêchée de nuire pour toujours.

Scientifiques, politiciens, affairistes, mafiosi et idiots utiles, tous les serviteurs volontaires devront rendre compte face au tribunal de l’histoire.

Assez du terrorisme productiviste !

Le terrorisme des affaires impose la révolution sociale.

Irradiés de tous les pays unissez-vous !

Sergio Ghirardi

  Une commentaire à “J’accuse au nom de la révolution sociale !”

  1. Non, non, ne me remerciez pas. Pour la décroissance des clics wikipédia, je vous offre une traduction in situ de ce terme que, comme moi, vous n’avez certainement pas manqué… de manquer !

    Ochlocratie :

    Ce gouvernement par la foule a pour connotation péjorative le règne de la vulgarité, de la médiocrité. En 1584, l’écrivain anglais John Stockwood décrit l’ochlocratie comme un Etat dans lequel les personnes grossières décident de toute chose d’après leur propre intérêt. Pour les Grecs, l’okhlos, c’est ce qui est inférieur au demos. L’ochlocratie se caractérise par une décomposition de la loi et des mœurs. C’est lorsque la démocratie dégénère en chaos politique, lutte quotidienne entre les individus et règne de la force. Elle relève d’une configuration historique que l’on pourrait appeler le « prépolitique », par opposition au « politique », qui se caractérise par l’existence de l’État et de la loi, permettant aux hommes de cohabiter.

 Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces tags et attributs HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

(requis)

(requis)