– Historiquement, les O.C. le 11 septembre 1789 se seraient rangés à gauche du président de séance de l’Assemblée nationale pour refuser d’accorder au roi un droit de veto absolu sur les lois.
– Economiquement et socialement, nous nous posons les mêmes problèmes que ceux que la gauche devrait se poser. Et comme nous considérons que la politique est le lieu où nous devrions décider ensemble de nos décisions, nous défendons un volontarisme politique ; par exemple, aucune injustice sociale n’est « naturelle » et par conséquent la justice sociale non plus n’est pas naturelle mais est affaire de volonté.
– Mais nous ne sommes pas/plus dans le même paradigme que « La Gauche » : à cause de notre antiproductivisme, de notre antilibéralisme (même si nous savons distinguer entre un libéralisme philosophique et un libéralisme idéologique), de notre anti-utilitarisme (nous ne réduisons pas l’intérêt à l’intérêt économique), de notre anticonsumérisme.
– Au début du XXe siècle, le philosophe Alain raconte que s’il rencontre quelqu’un qui « ne fait pas de politique » alors il ne peut s’empêcher de penser : « voilà quelqu’un qui n’est pas de gauche ». Eh bien, les O.C. font de la politique et chacun peut en déduire : « voilà des gens qui ne sont pas de droite ! »
– Il est vrai qu’il existe une décroissance de droite défendue en France par Alain de Benoist. D’une part, y a-t-il une doctrine de gauche qui n’aurait pas sa variante de droite ? Le socialisme a pu être « national », l’écologie peut être « terrienne » et il existe toujours un anarchisme de droite. L’existence d’une version de droite de la décroissance est juste une preuve que la Décroissance est bien un « paradigme ». D’autre part, la Décroissance aurait tout intérêt à identifier clairement toute une série de thèmes en les classant « à droite » : l’approche néo-malthusienne de la question démographique, l’approche « terrienne » de la question du territoire, la confusion de la question des identités avec celle de la relocalisation, la confusion de la question des héritages avec celle des traditionnalismes, etc. Et enfin, il existe toute une série de valeurs sur lesquels aucune confusion n’est ni possible ni souhaitable : la démocratie, l’égalité, la justice, la décence, la paix, etc.





