– Très bien de ne pas être un « écologiste benêt » ; mais encore faudrait-il déjà être un « écologiste ». Car sinon, cela donne à entendre que tous les écologistes seraient des « benêts ». D’autant que s’il est nécessaire d’être « écologiste », cela ne signifie pas que c’est suffisant : évidemment !
– Pour ne pas être un « écologiste benêt », alors il faut avoir l’audace d’être un « écologiste radical », c’est-à-dire oser aller « au fond des choses ». Plutôt être cohérent qu’intransigeant.
– Le « fond des choses », en politique, c’est la question du pouvoir. Plus exactement, sa concentration aux mains des élites (finance, politique, média, industrie). A la source de cette concentration, on trouve l’instauration du « système » de l’économie de marché – avec l’économie de croissance qui en est résultée – et l’introduction parallèle de la « démocratie » représentative.
– Faire de la conquête du pouvoir un préalable du changement de la société, c’est répéter les mêmes erreurs historiques du « socialisme réel » et de la « social-démocratie ». Après les « déçus de la gauche », les futurs « déçus de l’Autre gauche » ? Peut-on faire autrement ? Peut-on changer la société sans prise préalable de pouvoir (de l’Etat, dans les régions, etc.) ?
– C’est pourquoi les O.C. proposent une « véritable stratégie de transformation », c’est-à-dire une critique cohérente et anti-systémique du capitalisme, en combinant les expériences des alternatives concrètes et des contre-pouvoirs dans les luttes sociales avec un projet de société, sans dédaigner la visibilité électorale : bref, de quoi commencer sans attendre non pas seulement une « contre-offensive » mais une sortie définitive du capitalisme.







Il faut communiquer aussi habilement que sincèrement, mais toujours didactiquement
Courage et pertinente communication et continuation
Cordialement
Jean-Marie