– Les O.C. n’ignorent pas que l’idéologie dominante est toujours celle de la classe dominante. Mais pour autant, ils ne veulent pas endosser l’habit de l’avant-garde éclairée qui guidera les majorités aliénées.
– A la différence des stratégies traditionnelles de la Gauche, les O.C. veulent marquer une rupture pédagogique : ils ne s’agit plus d’éclairer pour mieux faire ; il s’agit de faire pour (s’)expliquer et comprendre. Les O.C. devraient faire l’effort de moins en moins croire à toutes les formes de conquête préalable du pouvoir comme condition de réussite des transformations. Bien sûr quand il s’agit de la conquête du pouvoir institutionnel ! Mais aussi quand il s’agit de la conquête du « pouvoir de soi » ! Car dans les deux cas, on retrouve une même illusion : que le « savoir » et le « pouvoir » peuvent précéder le « faire ».
– Ce qui ne signifie pas un rejet du Projet et de la Théorie (encore une de ces alternatives que les O.C. veulent rompre, comme si on n’avait le choix qu’entre la prise de conscience individuelle et l’enseignement vertical et descendant par ceux qui savent). Certains O.C. d’ailleurs ne sont pas exempts, sur ce point, de manque d’autocritique : car ils ne rejettent l’Ecole que pour mieux imposer leur égocentrisme !
– Apprendre à ce décentrer, de soi comme de l’Autorité (du Parti, du Père…), c’est effectivement tout un programme plus politique que psychologique !
Quant à la simplicité volontaire, c’est la caricaturer que de la réduire à un repli individualiste. Car cette simplicité volontaire n’est pas une invention moderne, mais seulement la sagesse dont savaient faire preuve les anciens qui vivaient et respectaient leur appartenance à une communauté : par exemple, ce que George Orwell nomme la « décence ordinaire » n’est vraiment pas un individualisme « bobo » ou « baba » !





